La filière Marocaine - rapport d'enquête

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il y a 8 ans 2 mois #629 par steve Dumas
Réponse de steve Dumas sur le sujet La filière Marocaine - rapport d'enquête
Joli compte rendu,
a plus, steve

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il y a 8 ans 2 mois #626 par Gilles FACQUET
Réponse de Gilles FACQUET sur le sujet La filière Marocaine - rapport d'enquête
Lorsqu'on part faire du parapente à l'étranger, bien trop souvent on ne s'intéresse qu'à la configuration du relief et à la météo, en négligeant toute la culture locale, et plus précisément la richesse de l'art lyrique traditionnelles.

C'est d'autant plus regrettable lorsqu'il s'agit de la musique berbère originaire de la côte atlantique de l'Anti-Atlas, et plus particulièrement encore des chants entonnés par les marins pêcheurs de la région. L'apport de ceux-ci, bien que méconnu est considérable sur la musique populaire du XXème siècle.

Pour mémoire, et vous pouvez le vérifier, Jimi Hendrix a séjourné quelques temps en aout 1969 à Mirleft, alors qu'il était en pleine préparation de son extraordinaire prestation au festival de Woodstock. L'influence est évidente ! Si ce n'est pas totalement le cas pour vous, je me suis permis de traduire à votre intention les refrains de deux des chansons les plus populaires et typiques de la région. Celles-ci, dans des versions à peine édulcorées et réorchestrées pour les besoins du marketing et de la bande FM ont même connues un certain succès sur les ondes radio occidentales. Bien que la rime perde souvent à la traduction, les paroles savent rester lourdes de sens.

Le premier exemple nous vient de Sidi Ifni et ses environs. Là bas , les chants de marin qui doivent prendre la mer pour de longs mois abandonnant tout sur place, sont traditionnellement emprunts de toute la mélancolie orientale. Jugez par vous même avec ce refrain :

Sidi, c'est Ifni,
Et dire que c'était la ville de mon premier rat mort.
Sidi, c'est Ifni,
Je ne crois pas que j'y retournerais, Achour.

A l'inverse, un peu plus au nord, dans l'Oust de Tiznit, les chants savent se faire plus enjoués et portent le voyageur à l'allégresse :

Aglou, Aglou, Aglou,
Il est des nôtres,
Il a bu son thé vert comme les autres.
Ami Mokhtar, ami Mokhtar,
Lèves ta théière,
Et surtout, ne la renverses pas.
Portes la dans l'autobus,
à la gare des bus...

Voila qui méritait d'être dit et révélé au grand publique.

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il y a 8 ans 2 mois - il y a 8 ans 2 mois #622 par Gilles FACQUET
La filière Marocaine - rapport d'enquête a été créé par Gilles FACQUET
L'agent OSS 404 (comme la Peugeot du même chiffre), précédemment affecté à la BAC Nord de Marseille, que des bruits infondés et délétères de malversations et autres rackets ont malencontreusement contraint à quitter le service pour la sous-direction du renseignement extérieur, au ministère de l'intérieur. Il a été missionné pour enquêter secrètement sur des méfaits qui seraient commis par des ressortissants nationaux ressortis à l'international et des rentrants internationaux rentrés sur le territoire national par inadvertance.

Le rapport de l'enquête menée sur le terrain du 26/03 au 03/04 2013 :

Sur la fois de dénonciations calomnieuses d'une indic, que nous ne nommerons pas pour d'évidentes raisons de sécurité, on a appris de la bouche même de Florence que des délits de vols seraient régulièrement perpétrés par des citoyens de la républiques en terre monarchique maghrébine. Sur la foi d'informations aussi concomitantes que franchement concordantes réunies par diverses sources officielles et officieuses, toutes aussi sures et reconnues d'utilité publique que peuvent l'être celles Vichy Célestin et Volvic, je suis parti mener l'enquête sur place pour le compte du ministre lui même, sur ce que l'on nomme déjà le scandale de la filière marocaine. J'y ai infiltré un con génitaux le milieu de la fine fleur du grand banditisme européen en villégiature en pays berbère. Ces derniers seraient hébergés par un dénommé Damien : Un français ex-peintre trié sur le volet , et probablement interdit de six jours en mettre aux pôles, nord et sud, mais pas en France, et ci-devant installé à gauche en entrant dans Mirleft, et à droite en venant dans l'autre sens de Mirright. Nous avons obtenues prestement, grâce nos contacts dans cette monarchie amie, les autorisations officielles afin de pouvoir enquêter sur place, l'expérience ayant démontré qu'opéré, même sous couverture et draps de bain, en terre étrangère sans l'assentiment des autorités locales pouvait parfois se révéler très risqué, et lourd en déconvenues.

Afin de ne pas éveiller de soupçon, je suis parti avec mon assistante, histoire d'avoir tout l'air d'un caïd en fuite avec sa maîtresse. Nous avons pris un avion en classe économiquement défavorisée en semaine à destination de Marrakech et non d'Agadir, et le tout sur une compagnie aussi britannique qu'anglaise, pour mieux brouiller les pistes. C'est dire mon professionnalisme. Une fois sur place, pas pour nous fondre dans le paysage, nous avons jeté plus judicieusement notre dévolu, ainsi que nos valises et nos deux séants dans une superbe Logan immaculée et immatriculé localement tout en chiffres arabes et en vermicelle. C'est bien plus discret. Surtout dans les grandes montées. C'est ma pulpeuse assistante qui va me servir de pilote pour l'ensemble des filatures et courses poursuite, et les autres courses dans les souk et les marchés à venir.

Afin de passer inaperçu au milieu des parrains et mafieux internationaux que l'on m'a dit être dans la région, j'ai revêtu un somptueux costume blanc à fines rayures, un borsalino et des godasses vernies bicolores. Sitôt débarqué en ville, et malgré ce classieux déguisement, je fut aussitôt interpellé par mon prénom : tout le monde semblait avoir été prévenu de mon arrivée ! Voila qui commençait mal pour une enquête discrète sous les couvertures.

Je décide donc d'infiltrer le repère des malandrins, un hôtel situé en centre-ville, et à deux pas de ma planque. Sitôt arrivé, une bière servie , le garçon nous passe de suite le menu... Et ce qui me semble sur le coup être un signe de reconnaissance entre gangs :

"- J 'ai une araignée si vous voulez.
- Etrange, on dirait pas. Vous semblez pourtant être parfaitement sain de corps et d'esprit, et l'établissement proprement tenu, dis-je l'air un peu surpris.
- C'est pour manger M'sieur Gilles.
- Hummm... de l'arachnide grillée dites-vous jeune indigène, c'est sans doute l'une de ces surprenantes spécialités autochtones dont vous vous nourrissez en période de famine, comme ces insectes frits sur les marchés Bangkok en quelques sorte ?
- ?!...
- Ce sera très bien mon jeune ami, envoyez la tarentule !"

Quelques minutes plus tard, j'ai le monstrueux animal encore chaud dans mon assiette. Je n'en avais encore jamais vue de pareille taille ! Elle déborde largement du plat ! J'en profite donc fort habillement pour entamer la conversation auprès du serveur, le complimenter et m'en faire un allier susceptible de me lâcher quelques informations à même de faire progresser mon enquêtes :

"- Vous complimenterez le chef pour moi : jamais on ne m'avait encore servie de tarentule si bien épilée, pas le moindre poil aux pattes ! Et c'est du boulot, croyez moi, je sais de quoi je parle, j'ai des origines lusitaniennes.
- C'est de l'araignée de mer chef.
- Assurément ?! ....
- Oui Monsieur Gilles.
- Ben merde alors ! Foi de normand, ça faisait un bail que j'en avait pas vu d'aussi grosses... depuis le dernier incident nucléaire au centre de retraitement des déchets de la Hague, pour être précis, c'est vous dire !"

J'avais faillit griller ma couverture. Pour plus de prudence, je préférais donc fermer ma gueule durant le reste du copieux repas, et espionner mes voisins. Très rapidement l'estaminet ( ce qui en espagnol veut dire que, si au départ il n'y avait pas un chat, il en était maintenant rempli... de chats : esta minet ! ) je fut envahi d'étranges étrangers. Nos infos étaient donc fiables, nous sommes de toute évidence au beau milieu d'une réunions de malfrats, de bandits d'envergure internationale. Et malgré leur langage codé, il ne fait aucun doute pour moi qu'ils évoquent à mots couverts leurs méfaits de la journée : treuillage pour parler de vol à la tire, gonflage par vent fort pour évoquer des vols à l'arraché,... tout est parfaitement limpide pour un enquêteur de mon espèce formé à l'école supérieur de la Gendarmerie Nationale !

Le lendemain, alors qu'il ne fait pas encore jour le son du radio réveil me fait bondir du lit. Pas moyen de l'éteindre, et pour cause : il n'y a pas de radio réveil sur ma table de chevet. Ici le radio réveil est collectif, et l'animateur vedette officie sept fois par jour depuis un phare situé en plein centre ville. Il serait bien plus utile de laisser les phares judicieusement disposés sur des promontoires de la côte toute proche et pour l'usage exclusif des navires de passage. Compte tenu du nombre d'épaves qui juchent les plages des environs, ce ne serait vraiment pas du luxe. Mais au lieu de cela, le DJ hurle à qui veut bien l'entendre "Allah douche ! ", c'est l'heure d'un brin de toilette, il a raison, mais il ne pleut pas. Voici un premier indice à prendre en considération par rapport à la France ces derniers temps.

Je ne manque pas d'observer mes présumés coupables lors du copieux petit déjeuné. Ils ont tous les attributs des parfaits malfrats : bronzage en avance sur la saison, la marque des lunettes teintées destinées à masquer des regards biaiseux, d'énormes sacs à butin, langage codé à double sens, voir même parfois en langues aussi étranges qu'étrangères... Ils sont donc de toute évidence coupables. Comme on l'apprend dans toutes les écoles de police, une filature réussie étant une filature ou la personne observée ignore qu'on la suit... je décide donc de prendre les devants et précéder mes cibles, celle-ci n'ayant plus alors aucun moyen de s'apercevoir que je les suis... de devant. Vous me suivez aussi ?

Manque de bol, ils ne sont pas partis là ou je les avait devancé. Avouez que c'est dommage après avoir mis au point une telle astuce.

Le soir, de retour à l'hôtel qui leur tient lieu de QG, déguisé en plante verte subtropicale-vénéneuse, je parviens à saisir quelques informations cruciales : ils ont réussis à commettre plusieurs vols remarquables en fin de journée... mais impossible d'en connaitre le butin exact et s'ils l'ont déjà écoulé. Et dire que j'aurais du être sur leurs talons pour les prendre la mains, les pieds et les oreilles dans les sacs. Ces derniers étant suffisamment grands pour y faire rentrer le tout.

Dans la foulée, j'apprends aussi que le lendemain promet d'être un jour grandiose, et que quelque chose se prépare, là même ou je les ai attendus en vain une bonne partie de la journée... Moi qui croyait avoir été mauvais pour le coup, en fait, je suis totalement à la hauteur de mon excellente réputation : J'avais tout simplement déjà un coup d'avance sur mes adversaires !

Pas de radio réveil le lendemain matin, le DJ devait être enroué. Peu importe, mon assistante et moi même sommes sur le qui vive dès l'aube... enfin, presque pas plus tard. Une bonne partie du gang à déjà filé lorsque nous arrivons dans le hall de l'hôtel. Du coup, je dois cuisiner le dénommer Damien avec maestria. Sans même s'en apercevoir, il me lâche tout en quelques secondes : le lieu du forfait, les complices, le plan d'attaque, la procédure de replis au cas ou cela tournerait vinaigre,... enfin tout quoi.

L'équipe de voleurs aussi anglais que britannique est rapidement localisée : pas la moindre discrétion avec leurs énormes sacs à butins et leur mauvaise conduite (à gauche)... Et puis figurez-vous qu'ils mettent à sécher des draps de couleurs vives au sommet de la colline, voila qui fait mauvais genre en terre d'austérité islamique ou pratiquement toutes les femmes sont aussi sobrement que sombrement voilées. Tant pis pour la faute de goût, une infiltration réussie n'étant jamais qu'un sacerdoce d'abnégation et de renoncement de soi même... je me fond dans le paysage et me joins à eux muni des mêmes attributs.

Me voila pris dans le tourbillons criminel, c'est une véritable déferlante de braquages : je commets en leur compagnie pas moins de 5 vols dans la journée sans même avoir à redescendre dans la vallée, sauf pour aller faire la sieste à la plage sur les coups de midi, il faut aussi penser à la couverture de mon assistante. Et le pire dans tout ça : aucune des victimes n'ose porter plainte ! Avec une pareille loi du silence, comment voulez vous qu'on puisse enfin mettre ces malfrats à l'ombre pour de bon. D'ailleurs, même lorsqu'on met tout ce beau monde à l'ombre, ça ne dure pas bien longtemps et les vols continues. La corruption sans doute... je ne vois que ça. D'un autre coté, je n'ai toujours pas trouver ce qu'ils dérobaient et à qui cela pouvait bien faire défaut.

Dépités par ce triste constat d'impuissance, nous rentrons à notre modeste planque, un loft tapissé de marbre de 615 m2 du quartier d'affaire de Mirleft. A notre arrivée à l'hôtel, la bière et le soleil ont eu raison de la raison déjà vacillante des douteux sujets au verbe haut qualifiés de l'adjectif de british. En complément de l'objet directe de mon investigation, point d'autre information ce soir je n'obtiendrais.

Vendredi, c'est à dire non pas le jour du poisson, ou alors juste les queues en circulant en ville, mais le dimanche. Ben oui, quand c'est vendredi en terre d'Islam, c'est déjà le jour du seigneur, le début du week-end quoi. Si vous comptez bien comme moi, ça fait 48 heures de décalage horaire, ce qui est énorme pour une seule journée ! Par chance, ayant les facultés d'adaptation du caméléon, je supporte très bien le jet-lag. Ce n'est pas le cas de l'assistante, qui encore repue de son diner de la veille peine à ouvrir l'œil.

Comme chaque matin, on commence par faire les tour de nos indics, et c'est comme ça que Damien nous passe un message totalement crypter, une info de première main à décoder que je vous livre tel quel : " Vendredi c'est jour du poivron. Pas la peine de se presser, ce matin en venant c'était Nord-Est. Si il y a un créneau je t'envois un SMS."

En clair, il faut comprendre : "Il semblerait qu'aucun mauvais coup ne soit prévue pour l'instant. Vas pousser tes investigations dans les bas quartiers Nord-Est de Moscou, tu en apprendras certainement plus. Je reste à l'écoute de mes informateurs, et si j'entends du neuf, J'envoi un télégramme à ton assistante".

Nous nous exécutons aussitôt, sauf que le Nord-Est de Moscou, même en Dacia de fonction, c'est un peu loin. Du coup on se rabat (au Maroc quoi de plus normal ) sur Tiznit. Le flaire sans doute, parce que coté créneau, on est pour le moins gâté : 5 km ininterrompus de créneaux sur le mur d'enceinte de la vieille ville... et pas un seul des antiques taxi que l'on trouve au pied du mur n'est correctement garé : tous en bataille ! Quand on connait les vertus créneaux et qu'on en a 5 km à disposition, on se dit que c'est vraiment du gâchis !

Mon assistante, m'entraine dans les ruelles les plus sombres du secteur la truffe collée au ras du sol. De toute évidence elle est sur une piste sérieuse, elle a flairé quelque chose... et ça ne rate pas : On se retrouve bientôt beau milieu de centaines petites échoppes de receleurs de bijoux ! Les devantures brilles de mille feux. En investigatrice consciencieuse, elle décide de les interroger tous sans exception. Quand je vous disait qu'elle avait un don pour ce genre d'enquête !

Ses conclusions, et en matière de bijouterie je lui fait confiance, sont aussi brillantes que la quincaillerie qui nous entoure : C'est pas du toc, mais c'est pas pour autant de la production dans le style local traditionnel. On croit savoir maintenant de quoi est constitué le butin des bandes organisées que nous poursuivons, et comment ils l'écoulent. On en sait suffisamment pour retourner les coincer. Nous prenons donc la route, mais une route très largement détournée par le sud, puis par la côte de sorte à éviter les embuscades. Car c'est certain, comme à présent nous en savons trop, les malfaisants n'hésiterons pas à nous supprimer. Toujours dans cette optique, sachant que ça va défourailler au 11.45 dans tous les coins, je préfère laisser mon assistante à couvert sur la plage et me re-pointer seul au nid de vipères pour monter au casse pipe.

Les british sont déjà là, harnachés et en rang d'oignons façon commando, parés à passer à l'assaut avec pour cible le rivage. Quelques uns l'atteindront, mais beaucoup d'autres ne passeront pas la dune... comme déjà en 44 sur les plages normandes. C'est à croire que rien n'a changer au pays d'Elisabeth II depuis le temps.... Je retrouverais mes Beach Boys à faire des harmonies vocales une ou deux bières à la main quelques heures plus tard.

Pour l'instant je préfère me concentrer sur de nouveaux compatriotes en cavale et fraichement débarqués. On commence par commettre un premier hold-up de concert, histoire de savoir de quoi ils sont capables, et accessoirement de les infiltrer. Jusque là, tout va bien, mais au second tour, très vite ça commence à tourner vinaigre dans la bande dés qu'on réalise que le butin sera trop maigre pour nous tous ! Personne ne trouvera de salut dans la fuite : tous au trou... moi y compris, il ne faut pas que je grille ma couverture en poils de chameau véritable. C'est que c'est hautement inflammable ces trucs là.

Le jour suivant, le bataillons de britons est remis dans un avion direct pour Queen's land avec comité de réception organisé par Scotland Yard et le MI6. En parfait agent de renseignement, j'ai tout balancer de leurs activités subversives aux services spécialisés de sa très gracieuse majesté. C'est ce que l'on appel le marché commun de la délation.

De mon coté, j'ai une petite forme, sans doute un simulacre de gastro en terre cuite, puisque la veille j'ai été trainé de force dans des échoppes de poteries locales. Je me propose donc d'aller pousser mes investigation plein sud, jusqu'à Sidi Ifni. J'ai quelques informations sur des endroits ou des méfaits seraient perpétrés régulièrement.

Jusqu'à présent, j'avais bien remarqué qu'à Tiznit, Aglou Aglou Ile et Dénotre, et Mirleft, on croisait pas mal d'anciens apparemment retirés des affaires, et venus se mettre au vert le temps de se faire oublier. Mais à Sidi Ifni, la colonie de retraités européens est à proprement parler énorme. C'est Menton puissance dix. A croire que les marocains en importent en contrebande. On trouve de tout, du sénior anglophone, du troisièmes âge germanique, du papy hollandais, de la poupée Russe millésimée 50's...

Alors si les marocains, eux aussi, se mettent à faire dans des business pas très catholiques... C'est pourtant pas qu'ils en manquent de vieux. Certes, les leurs sont parfois dans des états très variables, un peu comme leur parc automobile : on sent bien que pour bon nombre c'est du rafistolage fait de bric et de broc, à grand coups de peinture criardes, de toute évidence, la tenue de route est hasardeuse, c'est poussifs dans les montées et la fiabilité générale laisse à désirer... M'enfin tout de même, de là à nous gauler les nôtres en telle quantité !

On devrait se méfier et prévenir le ministère concerné : je suis certains qu'ils vont faire comme les japonais autrefois avec les motos et maintenant les coréens avec les bagnoles. Pour l'instant on ne craint pas encore la concurrence, mais il vont commencer par faire des copies à pas cher pour leur propre besoins, qui vont rapidement dépasser notre production nationale, et puis dans quelques années ils vont nous les réexportés en mieux et envahir tout le marché européen.

N'étant déjà plus tout jeune, et aujourd'hui,et guère en meilleur état que nombre de ces anciens, je dois faire très attention avant de trop me fondre dans à ce paysage de sexa-septa-octogénaires, je préfère me rendre à Lezghira ou l'on m'a indiquer que quelques vols seraient sur le point d'être commis.

Effectivement la configurations des lieux et quelques aménagement sont propices à se mettre en embuscade, prêt à se jeter dans sur tout ce qui passe. Mais aujourd'hui, il n'y a personne. Une fois en train de simuler moi même l'un de ces larcins locaux pour mieux en comprendre la méthode d'attaque, et donc comment pouvoir les neutraliser, je réalise que décidément aujourd'hui tout va de travers et trop vite pour moi. Je jette l'éponge. J'apprendrais plus tard de sources autorisées... ce sont les plus surs, les autres n'étant pas toujours potables, que des vols ont encore été commis au nid de rapaces.

Lorsqu'on est comme moi marqué par le sceau du destin, il est dit que la journée sera sous le signe des anciens : je suis convié à partagé la table d'un couple de retraité en provenance d'une ville de cure... en villégiature ici pour prendre les eaux... de mer.

Une petite visite là ou les pêcheurs locaux prennent la mer pour nous ramener tous ces délices de l'atlantique et, passez moi la trivialité de l'expression, mais les faits imposent de parler vrai : "Putain, faut avoir les couilles bien accrochées pour oser prendre la mer ici !". Pas un port, pas une digue pour se protéger d'une houle impressionnante, et alors qu'au niveau de la mer le vent n'à jamais dépassé 20 km/h depuis notre arrivée, et qu'ils est quasi nul ce matin, de partout des lames de 2 à 3 mètre de haut déferlent sur des kilomètres de rivage inhospitalier. Un paradis pour surfeurs kamikazes, mais pour la promenade en mer en barque , waow !...

Revenons-en à notre enquête. Nous sommes dimanche et le dimanche, est-ce l'influence de la messe sur les croisés, ou celle des charters qui ravitaillent la vieille Europe ?... En tous cas à de rares exceptions près, la racaille de blancs-becs à déserté les lieux. C'est la jeunesse autochtone qui a pris le relais avec une habileté certaines et un coté joueur évident dans leurs larcins. A n'en pas doute, ils sont doués, et à ma grande surprise je dois aussi écrire douéEs. Si dans le Far-West, les bandit se masquaient le visage avec un foulard pour braquer la banque, ici il hold-up de haut vol se pratique aussi avec élégance, un foulard islamique sous le casque.

Et de trois vols supplémentaires pour moi commis en toute impunité... histoire de m'infiltrer un peu plus dans la mafia locale, tandis que l'assistante, déguisée en os de seiche échoué sur la plage, en profite pour accumuler les clichés compromettants au téléobjectif et les écoutes . On va bientôt avoir un dossier plus épais que le carnet rose de DSK ! Encore une belle et bonne journée pour l'élite du renseignement français.

Après un classement méticuleux de l'ensemble des infos compilées en maintenant une semaine, il s'avère évident que nous avons entre les mains du solide pour un réquisitoire en béton, et des preuves scientifiques absolument indiscutables de tous ce que nous pourrons avancer. Dans la mesure ou mon assistante, à force de planquer en plein soleil par esprit du devoir dans la plus totale abnégation, ressemble maintenant à un piment d'Espelette, nous décidons d'aller investiguer à l'ombre du coté de Tafraout où selon certaines sources, des vols auraient aussi été commis. Ce que nous ne pourrons vérifier, car même si la configuration des lieux semble tout à fait propice, à ce genre d'embuscades dans le plus pur style Western, point de voleur aujourd'hui. Le vent les aura emportés ailleurs.

Ce sera pour nous l'occasion d'admirer cette superbe région et les magnifiques demeures qui s'y trouvent. En rentrant, nous repassons au pied du nid de vautours afin de relever les enregistrements automatiques réalisés en notre absence par le matériel hautement sophistiqué qui nous a été confié à toutes fins utiles par les services techniques : un daguerréotype et deux sismographes à rouleaux de cire 78 tours. Les relevés sont parfaitement clairs : ça a encore dérobé ici à tout va toute la journée. Voila de nouveaux éléments à compromettant qui s'accumulent.

Pour notre dernière journée sur place , nous avons encore infiltré 3 vols en bande désorganisée que l'assistante à scrupuleusement photographié. On peut donc s'en retourner dés le lendemain en métropole l'esprit tranquille avec la satisfaction du devoir accompli de sureté national accompli.

En conclusion, chef, on peut affirmer, preuves à l'appui et à la lumière d'un soleil rayonnant, que ces histoires de vols à répétitions commis sur la côte sud-ouest marocaine, alors que chez nous c'est l'apocalypse météorologique, et c'est pas que du vent .... du Ouest-Nord-Ouest de préférence. C'est aussi chaud, avec de véritables multirécidivistes qui défouraillent pour un oui ou un non plusieurs fois par jour !... Des bandes organisés par des gars comme un certain Damien, Nigel ou François. Du lourd quoi. Et même si personne ne porte plainte, pour l'instant, c'est hautement subversif : tant de vols demeurés impunis en pleine période de scandale politico-financier et de tempête médiatico-météorologique sur le territoire national !

Vous trouverez en pièces jointes un certains nombre de clichés compromettants en mesure de confondre les coupable et de prouver nos conclusions.

fr.myspace.com/579516243/photos


Bien évidement, si l'intérêt supérieur de la nation exigeait qu'un complément d'enquête soit diligenté, je me porterais dès maintenant volontaire pour retourner combattre le crime organisé sur le terrain même ou il sévit.

Avec tous mes respects dévoués, Monsieur, le chef adjoint de la sous-direction du renseignement extérieur.

OSS 404

P.S. Pour la note de frais, pas de problème : elle était tellement raisonnable qu'on a du la gonfler un peu pour pas que l'inspection comptable des services trouve ça trop louche.
Dernière édition: il y a 8 ans 2 mois par Gilles FACQUET.

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